Impact des travaux

La santé – sécurité au travail est un des principaux objectifs des maîtres d’ouvrages du projet CEVA. Il s’agit de faire le nécessaire, à tous niveaux, afin que la réalisation des chantiers CEVA se déroule en réduisant autant que possible les risques d’incidences physiques sur les intervenants du chantier, mais également sur les usagers (automobilistes, cyclistes, piétons) et les riverains. 

Politique du maître d’ouvrage

Les maîtres d’ouvrage sont déterminés à mettre en oeuvre un haut niveau de sécurité sur l’ensemble du projet CEVA. Au vu de son ampleur et de sa durée, l’objectif est que ce projet puisse se montrer exemplaire dans les conditions d’application des règles de sécurité sur les chantiers genevois, en optimisant les pratiques sécuritaires. La sécurité des chantiers CEVA implique la participation active de tous les intervenants. Toute l’attention et la vigilance des personnes du chantier sont requises au quotidien pour que les conditions de sécurité restent optimales pour toute la durée du chantier. Chaque partenaire de ce projet complexe apporte des solutions pragmatiques et constructives pour assurer la sécurité des personnes et permet de faire évoluer la culture sécurité sur les chantiers genevois. 

Organisations et moyens

D’importants moyens ont été intégrés dès la phase de planification pour assurer la sécurité du chantier, des opérateurs et des riverains:

  1. Au niveau du projet, le maître d’ouvrage a rédigé un plan général de coordination de la sécurité (PGCS) qui formalise les attentes du maître d’ouvrage pour l’organisation du chantier et les conditions d’application des directives concernant la sécurité des chantiers.
  2. Chaque entreprise retenue sur le projet CEVA a aussi été évaluée sur la prise en compte de la sécurité des chantiers dans ses réponses aux dossiers d’appel d’offres, et sa compréhension des attentes du maître d’ouvrage sur la sécurité des chantiers CEVA.
  3. Avant chaque démarrage de chantier, l’entreprise rédige un plan d’hygiène et sécurité (PHS) qui contient toutes les données relatives à l’application du PGCS sur sa partie de chantier. Avant chaque phase de travaux particulière, l’entreprise formalise son intervention à l’aide d’un plan particulier d’hygiène et sécurité (PPHS), qui permet de communiquer à ses équipes les bons modes opératoires.
  4. Au niveau de chaque lot de travaux CEVA (le projet comporte une vingtaine de lots de travaux répartis en 6 zones ou secteurs de chantier), un responsable sécurité entreprise (RSE) est en charge de prévenir les accidents en animant notamment des ¼ d’heure sécurité qui lui permettent de communiquer à ses équipes les données du PPHS, en réalisant des audits réguliers et en planifiant les interventions qui tiennent compte des risques induits.
  5. Au niveau de chaque zone de chantier CEVA (6 actuellement en activité), un responsable sécurité mandataire (RSM) est en charge de superviser et coordonner les lots de travaux de cette zone, en appuyant le RSE, en aidant la Direction des Travaux à intégrer les aspects sécurité dans les tâches à réaliser. Il vérifie leur mise en application en réalisant des audits réguliers.
  6. Enfin, au niveau du maître d’ouvrage, un spécialiste (CSMO – Coordonnateur sécurité du maître d’ouvrage) assure la supervision globale du projet, en collaboration avec les différents RSM et RSE, permettant notamment d’harmoniser les bonnes pratiques, mais également de faire le lien avec l’ensemble des services officiels (Inspectorat des chantiers, SUVA, OCIRT, SIS, police, 144, etc).

En 2013, une fois que tous les chantiers CEVA auront débuté, l’ensemble de ces spécialistes sécurité représenteront plus de 10 postes équivalent-temps-plein.

Sécurité des opérateurs

La branche de la construction et du génie civil reste un domaine où les risques sont importants et les statistiques d’accidents relativement élevées.

On peut citer les risques principaux suivants:
– chutes de hauteur (constructions de murs, travaux sur dalles, façades, toitures)
– écrasement (travaux à proximité de machines de chantier, à l’intérieur de tunnels)
– happements (travaux à proximité d’engins de forage rotatifs)
– proximité avec la circulation ferroviaire et/ou automobile
– poussières et toxiques dans l’air (travaux souterrains notamment)

Sur les chantiers CEVA, toute phase de travail est analysée préventivement afin de mettre en œuvre des mesures de protection. La mise en place de ces mesures fait l’objet d’audits réguliers (journaliers) et des mesures complémentaires sont parfois mises en œuvre en cours de travaux, si nécessaire.
Tout incident ou accident est analysé afin d’en tirer des conclusions et de mettre en œuvre des mesures correctives sur le lieu de l’accident, mais également d’en faire bénéficier l’ensemble des chantiers CEVA.

Sécurité des riverains et usagers

Si l’objectif des maîtres d’ouvrages est de pouvoir réaliser le chantier en minimisant les risques pour les opérateurs, il est tout aussi important d’éviter tout risque pour les usagers et riverains des chantiers CEVA. Le tracé CEVA traverse des zones d’habitat parfois très denses, des carrefours très importants, une autoroute, etc. Les intervenants sécurité de CEVA collaborent avec les services publics (DGM, TPG, police) afin de planifier les interventions pour limiter au maximum les nuisances pour les usagers et les riverains. Et lorsqu’il est malgré tout nécessaire de réaliser des travaux sur des autoroutes, routes, pistes cyclables, trottoirs, des mesures de sécurité importantes sont prises afin de minimiser les risques pour les usagers, en les protégeant notamment des risques exportés des chantiers (chutes de gravats, sorties d’engins, etc).

Organisation des secours

En complément à toutes les mesures préventives mises en oeuvre, il est nécessaire de prévoir et d’organiser l’accessibilité des services d’urgence à l’ensemble des chantiers CEVA, mais également dans le périmètre d’influence du chantier.

Un collège sécurité regroupe plusieurs fois par an les maîtres d’ouvrage, le CSMO et les services d’urgence afin d’organiser et d’optimiser les secours intervenant sur l’ensemble du projet.

Chaque mois, une visite est organisée sur un chantier différent pour les services d’urgence, afin qu’ils mesurent l’avancement du chantier et les risques auxquels ils seront confrontés en cas d’intervention (difficultés d’accès, travaux souterrains, stockages de produits, risque incendie, etc).

Il a également été nécessaire d’équiper chaque accès pour les secours d’une signalétique spéci-fique que vous retrouvez sur tout le tracé sous la forme d’un pannneau PRS (Point de rencontre et de secours), suivi d’un numéro (PRS 42 par exemple pour le Point de Rencontre Secours du Val d’Arve). En septembre 2012, 14 points de rencontre sont installés sur l’ensemble des zones de chantier CEVA.