Patrimoine et paysage

 

Arbres

De nombreux arbres sont coupés pendant le chantier car, bien que le tracé soit essentiellement en souterrain, la construction débute toujours depuis le niveau du sol. Les engins utilisés pour la réalisation des tranchées couvertes ont besoin d’un espace de 30m de haut pour travailler. Les arbres se situant trop près doivent donc être abattus car l’atteinte à leur couronne serait trop importante pour garantir leur pérennité. De la même manière, les tranchées couvertes sont enterrées à plus de 30m de profondeur. Si le réseau racinaire de ces arbres est trop amputé, leur dépérissement est inéluctable et intervient très rapidement.

Des bureaux spécialisés ont été mandatés pour identifier avec certitude les arbres devant être abattus en fonction de leur distance par rapport au chantier. Ainsi, la possibilité de sauver chaque arbre a été analysée et les solutions possibles discutées avec les entreprises.
Plus de 300 arbres peuvent ainsi être conservés, en prenant des mesures de protection (pose de clôture autour des troncs, etc.).

Cependant, 1’200 arbres seront abattus sur les 14 kilomètres suisses de travaux de CEVA. Selon la loi fédérale sur la protection de la nature, chaque arbre abattu sera remplacé, par une espèce indigène dans la plupart des cas. A plusieurs endroits du tracé, les arbres abattus sont considérés comme «envahissants», en particulier le robinier. Cette espèce prolifère au détriment d’espèces plus locales. Le chantier est donc par endroit une opportunité de remplacer ces arbres envahissants par des arbres d’essence indigène, favorables à la biodiversité locale.

Dans la grande majorité des cas, les arbres seront replantés sur les mêmes périmètres. Cependant, un arbre a besoin d’un espace racinaire important pour se développer et c’est souvent ce dont il manque en ville. Ainsi, certains individus devront être replantés sur d’autres secteurs.

Le projet CEVA touche également à des zones forêts : en tout, ce sont près de 6’000 m2 qui seront défrichés. Mais de la même manière que pour les arbres isolés, chaque m2 de forêt sera replanté. La plupart de la forêt sera replantée sur place, à la fin des travaux. Seule une petite partie, soit 500 m2, sera compensée sur une autre parcelle, à Satigny.

Compensations écologiques

La flore et la faune rencontrées le long du tracé comprennent un certain nombre d’espèces protégées ou rares en territoire urbain. L’un des objectifs de la voie verte sera de recréer ces milieux.
Une attention particulière est portée à la conservation, voire à l’amélioration des cours d'eau traversés, tant dans leur structure que sur leurs berges . Ainsi, des espaces seront réservés sur les berges non seulement pour les crues mais également pour le passage de la faune sauvage.
C’est notamment le cas de la Seymaz, qui fait l’objet d’une renaturation sur plusieurs tronçons le long de son cours. La modification du pont ferroviaire et des abords immédiats, induits par CEVA, va s’inscrire dans le projet de revitalisation de la rivière. Ainsi, le vallon sera plus large que dans sa configuration actuelle et les berges seront réaménagées de part et d’autre du tracé ferroviaire. Cette renaturation permettra d’accroître son attractivité en tant que corridor biologique. Le nouveau pont ouvrira en outre un large panorama sur l’espace naturel du lit de la rivière et la végétation environnante.

Plus généralement, de nombreuses opportunités seront saisies le long du tracé de CEVA pour replanter des haies indigènes, des prairies et des talus herbacés.

Enfin, il ne faut pas négliger le réaménagement des interfaces autour des gares. Ces dernières font l’objet de concours d’aménagement de l’espace public initiés par l’Office de l’Urbanisme du canton de Genève.