Val d'Arve
 

Le secteur du Val d’Arve, sur la commune de Carouge) s’étend de l’Office cantonal des automobiles et de la navigation (OCAN) – où débouche le tunnel de Pinchat – jusqu’à l’autre rive de l’Arve.

Il verra la réalisation d’une tranchée couverte et du pont sur l’Arve, mais est également la zone où se rejoignent les deux tunnels. Le tunnel de Champel comme celui de Pinchat possèdent tous deux un portail sur la zone du Val d’Arve, par lesquels sera évacuée une partie des matériaux d’excavation. C’est donc l’un des nœuds stratégiques du chantier CEVA.

Tranchée couverte du Val d’Arve

Le chantier de la tranchée couverte se déroulera en deux temps : une première étape de 12 mois, à compter d’avril 2012, puis une seconde de 4 mois, après une interruption de 30 mois.

La tranchée couverte fait le lien entre la sortie du tunnel de Pinchat, à la hauteur de la voirie de Carouge, et le Pont sur l’Arve. Le dernier tronçon de la tranchée sort de terre afin de permettre à la voie de chemin de fer de passer au-dessus de l’Arve, dont le franchissement en sous-sol est impossible compte tenu de la présence, à une faible profondeur, de la nappe phréatique du Genevois. Cette partie est toutefois fermée, pour minimiser les impacts sonores.

La construction de cet ouvrage nécessite des travaux depuis la surface. Le secteur du Val d’Arve étant un important pôle d’activités (piscine et installations sportives, OCAN), l’ensemble des réseaux de transports de même que les réseaux d’alimentation en souterrain doivent être garantis. Ces contraintes impliquent la nécessité de réaliser le chantier par petites zones, successives ou simultanées. L’enceinte de la tranchée couverte est construite selon la méthode de la paroi moulée (c’est-à-dire du béton armé coulé dans une tranchée étroite et profonde). La tranchée elle-même est ensuite creusée à l’abri de l’enceinte.

Pont sur l’Arve

Un franchissement en souterrain de l’Arve n’est pas possible à cause de la présence à faible profondeur de la nappe phréatique du Genevois, une importante réserve d’eau potable pour Genève et la région. A ce titre, elle est protégée, ce qui interdit toute construction, sauf dérogation exceptionnelle lorsqu’il n’est pas possible de faire autrement. Dans le cas présent, le pont constitue une alternative acceptable, d’autant plus qu’il est clos par un vitrage, ce qui présente le double avantage de réduire les nuisances sonores dues au passage des trains et de s’intégrer harmonieusement au paysage. Ce vitrage a été pensé pour protéger la faune avicole présente sur le long de l’Arve.

Afin de permettre l’accès au chantier du tunnel de Champel, sur l’autre rive de l’Arve, un pont provisoire est tout d’abord installé pour une durée d'environ 4 ans, à compter de février 2013. C’est ensuite le pont définitif qui est construit et poussé. Pour cela, 2 piles provisoires sont placées dans l’Arve.
La structure métallique du pont est réalisée en usine, en sous-ensembles. Les éléments sont ensuite soudés sur place et le pont assemblé en trois sections de même taille.

La première section reçoit son radier (c’est-à-dire une épaisse couche) en béton armé et est équipée d'un avant-bec, puis poussée jusque sur la première pile provisoire. Les éléments de la section suivante sont assemblés, bétonnés et poussés jusqu'à la deuxième pile provisoire du pont. De même pour la dernière section qui, après poussage, rejoint ses appuis sur la culée en rive droite. Les 2 piles provisoires se trouvant dans l'Arve sont alors démontées.

Place d’installation de la Fontenette

Reliant les deux tunnels, le secteur de la Fontenette est une place importante d’installation de chantier CEVA. Il réunit les centres opérationnels des travaux de la tranchée couverte et du pont, mais aussi du tunnel de Champel et, dans une moindre mesure, du tunnel de Pinchat. Il est également l’un des points de sortie des matériaux d’excavation des deux tunnels de CEVA.

Au vu de son importance stratégique, cet emplacement sera utilisé durant toute la durée des travaux CEVA, soit 72 mois.