Vibrations

Le passage d’un train dans un tunnel souterrain peut engendrer des vibrations et du son solidien. Les vibrations sont directement perçues par l’être humain (contact direct), tandis que le son solidien provient de la transmission des vibrations dans le sol et les bâtiments construits au-dessus ; elles engendrent une variation de la pression de l’air, qui est perçue par l’oreille humaine comme un grondement sourd : le son solidien.

La transmission des vibrations et du son solidien dépend de la nature du sol, mais également d’autres facteurs, en particulier la profondeur du tunnel : plus la source est éloignée, moins les vibrations se transmettent.

Pour mesurer en surface l’impact de ces vibrations, les mesures in situ, soit une fois que le tunnel est creusé, restent la méthode la plus fiable. Cependant, des modèles mathématiques de transmission des vibrations ont été développés ces dernières années, et ont permis de simuler la réalité future, tout en prenant en compte de nombreux écarts-types de sécurité.

Ces modélisations permettent de pronostiquer les endroits sensibles du tracé CEVA au regard des normes en vigueur. Il faut relever ici que les directives fédérales en matière de vibrations sont, à l’instar de l’Allemagne, les plus strictes d’Europe.

Pour éviter la transmission des vibrations du rail au sol, et ainsi respecter la stricte législation suisse mais également dans un souci de confort pour les riverains, des dispositifs antivibratoires seront posés sous le rail sur l’ensemble du tracé CEVA ; aux endroits dit « peu sensibles », des chaussons caoutchouc sous le rail réducteurs de vibrations ; ou la pose de dalles en béton sur une couche élastique, fréquemment appelée « système masse-ressort ».

A noter que les gabarits des tunnels et tranchées couvertes de CEVA permettent la pose des deux systèmes.