1. Quelle est la différence entre CEVA et le Léman Express ?

CEVA, pour Cornavin – Eaux-Vives – Annemasse, désigne l’infrastructure actuellement en construction entre Genève-Cornavin et Annemasse. Sur ce tronçon de 16km (dont 14km en Suisse), 5 nouvelles stations verront le jour : Lancy-Pont-Rouge, Carouge-Bachet, Champel-Hôpital, Eaux-Vives et Chêne-Bourg.

Le Léman Express est lui le nom donné au futur RER. Celui-ci s’étendra sur 230km de ligne de part et d’autre de la frontière et comportera 45 gares. La mise en service intégrale du Léman Express ne sera possible qu’une fois le tronçon CEVA terminé. Celui-ci constituera alors la véritable épine dorsale du réseau.

2. Quand le Léman Express sera-t-il mis en service ?

Le Léman Express sera mis en service à la fin des travaux du tronçon CEVA. L’objectif est actuellement fixé au changement d’horaire de décembre 2019.

3. On parle du « RER » Léman Express qu’est-ce que cela veut dire ?

« RER » est l’acronyme de Réseau Express Régional. C’est un moyen de transport rapide et cadencé en milieu urbain et périurbain, qui propose un maximum de lignes traversantes. Cela signifie que les liaisons vont au-delà des nœuds de Genève ou d’Annemasse et que les clients gagnent leurs destinations, sans avoir besoin de changer de trains.
Concrètement le Léman Express va relier 45 gares suisses et françaises dans un rayon de 60 km autour de Genève. Les trains du futur RER circuleront de Coppet à Annemasse, Evian-les-Bains, St-Gervais, et Annecy notamment. De plus la ligne entre Genève-Cornavin et Bellegarde sera intégrée au Léman Express.

4. Quels seront les avantages du Léman Express Express pour la clientèle?

Son principal avantage sera de proposer à tous les habitants du bassin franco-valdo-genevois un nouveau système de transport simple et rapide. La clientèle profitera notamment de la suppression de l’effet frontière, des horaires cadencés et synchronisés sur l’ensemble du réseau, de temps de parcours fortement réduits, ainsi que de trains modernes et confortables.
Un système tarifaire intégré permettra aussi aux usagers d’utiliser un seul billet sur l’ensemble du réseau. Enfin la connexion avec les autres modes de transports publics permettra une desserte efficace des bassins de vie et d’emploi.

5. À quoi ressemblera l’horaire du Léman Express ?

Dans le cœur du réseau entre Genève-Cornavin et Annemasse, 6 trains circuleront chaque heure et cela 7 jours sur 7. Sur le reste du réseau, les voyageurs disposeront en heure de pointe au minimum de 2 relations par heure.
L’horaire offrira de plus des correspondances pratiques pour l’Aéroport International de Genève, les TGV vers la France, les trains vers l’Italie et bien sûr tout le réseau national.

6. Pourquoi un train en plein centre de Genève ?

Le réseau ferroviaire sur lequel circulera le Léman Express existe déjà en grande partie. Mais sans le tronçon CEVA il est impossible de relier la Suisse et la France avec un horaire dense et cadencé. En plus de CEVA, des améliorations et des aménagements de l’infrastructure existante seront entrepris. A Mies et Chambésy des points de croisement sont créés afin de permettre une cadence au quart d’heure entre Genève et Coppet en 2018. Toutes ces mesures permettront de desservir de manière optimale le centre de Genève, mais aussi le reste du réseau. À l’horizon 2020, l’objectif est de transporter chaque jour près de 50’000 voyageurs.

7. Pourra-t-on prendre le Léman Express avec l’abonnement Unireso ?

Des discussions sont en cours entre les différents acteurs de la mobilité.

8. Quels trains circuleront sur les 230km de ligne du Léman Express ?

La flotte du Léman Express sera composée de deux types de trains. Les CFF ont commandé, en août 2014, 23 rames FLIRT France au constructeur suisse Stadler. Les autorités françaises ont de leur côté opté en juin 2015 pour l’achat de 17 rames Régiolis au constructeur français Alstom.
Les 40 rames qui composeront cette flotte mixte seront capables de rouler d’un côté ou de l’autre de la frontière sur les différents types de courant.

9. Quelles mesures ont-elles été prises pour lutter contre les nuisances (bruit, vibration) ?

CEVA, comme tous les autres projets ferroviaires et de construction, se doit de respecter les lois/normes applicables. Lors des études d’amélioration du projet, CEVA est passé d’une voie ballastée à une voie sans ballast avec comme intention de permettre la mise en place de mesures anti-vibratoires et sons-solidiens adéquates. Celles-ci sont déterminées après des tests de simulation effectués pendant la phase de construction des tunnels.
Un amendement de la commission des travaux au projet de loi (PL 10444) permet à CEVA d’aller au-delà des normes actuellement en vigueur (EVBSR), reprenant les standards utilisés à Zurich.

10. Quelles sont les mesures de sécurité prévue pour la future exploitation ?

CEVA est un projet destiné au trafic des voyageurs et une attention minutieuse a été apportée à la sécurité du grand nombre de passagers attendu sur cette ligne ferroviaire. Chaque risque est passé sous le filtre de la prévention, de l’atténuation, de l’évacuation et du sauvetage. Ces filtres se combinent de manière à ne laisser que le plus faible niveau de risque résiduel envisageable.
Différents scénarii d’incidents spécifiques ont été analysés et pris en compte, tels que les risques de collision, de déraillement, d’incendie… Une importance toute particulière a été accordée aux moyens d’auto sauvetage et d’intervention des services de secours, tels que des sorties de secours tous les 500 à 600 mètres, des voies de fuites en banquettes éclairées et munies d’une main courante ou dans les gares des voies de fuite respectant les prescriptions de l’association des établissements cantonaux d’assurance incendie, ou un équipement de détection et d’évacuation des fumées, par exemple.

Ces mesures s’inscrivent dans une approche globale de la sécurité, traitée dans le plan d’intervention et de sauvetage adapté à un trafic voyageur urbain et souterrain. Une commission de sécurité a été mise en place pour le suivi de ce domaine. Celle-ci regroupe tous les acteurs de la société civile en matière de sécurité.

Mis à jour le 3 octobre 2017