1. Quand a débuté le projet ?

Après la réalisation des premiers travaux en 2006, CEVA a reçu une décision d’approbation de plan (DAP) de l’Office fédéral des transports (OFT) pour le deuxième tronçon en mai 2008. Cette DAP a été combattue par des recours rejetés dans leur ensemble par le Tribunal administratif fédéral le 15 juin 2011 au terme de 3 ans de procédure, puis par le Tribunal fédéral le 15 mars 2012.
Ainsi les travaux du second tronçon ont pu débuter le 15 novembre 2011 suite au premier coup de pioche donné à la Praille.

2. Combien coûte CEVA ?

Les coûts de CEVA se montent à 1,567 milliard de francs suisses pour les 14 kilomètres situés sur le canton de Genève. Près de 56% de ces coûts sont assumés par la Confédération, tandis qu’un peu plus de 44% sont à la charge du canton.

3. Est-ce que CEVA est trop cher ?

Les coûts de CEVA se montent à 1,567 milliard de francs suisses pour les 14 kilomètres situés sur le canton de Genève. Compte tenu de la complexité de ce chantier en milieu urbain, le budget n’est pas démesuré et les chiffres ne sont pas irréalistes. Le premier tronçon devisé à 30 millions a été réalisé dans l’enveloppe prévue et en dessous du devis.

Si l’on compare CEVA à un certain nombre d’autres ouvrages ferroviaires suisses (1,5 milliard pour la ligne diamétrale de Zurich (9,6 km), par exemple), l’investissement est justifié, compte tenu de la nécessité de cette infrastructure pour Genève.

Par ailleurs, des plus-values foncières sur certains secteurs ferroviaires faisant l’objet d’une requalification urbaine, estimées à plusieurs millions de francs, seront affectées au financement du projet.

4. À quoi va servir CEVA ?

En reliant les chemins de fer suisse et français existants, CEVA met en réseau plus de 230km de voies et permet la création d’un réseau express régional (RER). Grâce à CEVA, 40 stations seront connectées entre elles, dont la moitié sur Suisse et l’autre sur France. Il sera donc possible d’aller, sans changer de train, des Eaux-Vives à Lausanne, ou de Cornavin à Evian, par exemple.

5. Pourquoi un tunnel sous le plateau de Champel ?

CEVA a pour vocation de relier la gare de Genève Cornavin à celle d’Annemasse en passant par les gares de Lancy-Pont-Rouge et des Eaux-Vives toutes deux importants pôles de développement. Vu le développement de l’agglomération, il n’était pas imaginable de passer en surface, un tracé souterrain s’imposait donc.

6. Pourquoi une station à Champel ?

Dans un rayon de 500 mètres autour de la future station, il y a 12’000 emplois et 12’000 habitants, ce qui justifie pleinement la création d’une halte au cœur du quartier de Champel et à proximité du secteur hospitalier des HUG, second plus important employeur du canton, et accueillant, outre les patients, un nombre important de visiteurs.

7. Pourquoi une tranchée couverte entre les Eaux-Vives et la frontière?

La ligne actuellement en surface sera doublée. En outre, les fréquences seront augmentées. Ainsi, pour le confort des riverains et pour éviter d’accroître la coupure que créée la voie ferrée au cœur des communes des Trois-Chêne, il a été décidé d’enterrer ce tronçon. Il continuera d’ailleurs sous-terre sur plusieurs centaines de mètres de l’autre côté de la frontière, avant de ressortir peu avant la gare d’Annemasse. L’espace laissé libre pourra ainsi être réaménagé en voie de mobilité douce en site propre, formant ainsi un cordon vert d’Ambilly aux Eaux-Vives.

8. Comment travailler pour le projet ?

La maîtrise d’ouvrage du projet appartient aux CFF et à l’Etat de Genève. Ainsi, les personnes qui travaillent sur le projet sont des employés des CFF ou du canton de Genève. L’ensemble des postes suit ainsi les procédures de l’un ou l’autre des maîtres d’ouvrage.

 

Mis à jour le 3 octobre 2017